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La destination des mouchoirs

  • 2NR: Nihon No Record
  • il y a 1 jour
  • 1 min de lecture

Une boîte de mouchoirs en papier, symbole des différences de confort, d’hygiène et d’habitudes quotidiennes entre le Japon et la France.

La première fois que je suis venue étudier en France, c’était il y a plus de quinze ans.

J’avais une vingtaine d’années, et j’étais encore sensible à beaucoup de choses.

À cette époque, je n’osais pas me moucher en public.

Le bruit du mouchoir me semblait gênant, presque embarrassant.

Au final, je finissais par renifler, ce qui produisait aussi un bruit,

mais cela me paraissait, à l’époque, un peu moins gênant.


À l’inverse, le professeur du laboratoire où j’étudiais sortait parfois un mouchoir de sa poche en pleine conversation et se mouchait, comme si de rien n’était.

Cette scène m’avait surprise.

Mais ce qui m’a encore plus étonnée, c’est que le mouchoir, après usage, ne finissait pas à la poubelle, mais retournait dans sa poche.

Attends… il va le réutiliser ?

C’est une blague… ?

Je l’avoue, c’est ce que j’ai pensé, malgré moi.


Au Japon, on attache beaucoup d’importance à la douceur des mouchoirs.

Ils sont fins, souples, et certains sont même légèrement humidifiés.

On peut se moucher sans irriter le nez,

et même en période de rhume, la peau n’est pas abîmée.

À force de rechercher ce confort d’utilisation,

les mouchoirs japonais ne sont pas conçus pour être utilisés plusieurs fois, contrairement à ce que l’on peut voir en France.

C’est sans doute pour cela que j’ai été d’autant plus surprise.


Si vous en avez l’occasion, essayez un jour un mouchoir japonais.

Sa douceur, presque semblable à celle de la soie, pourrait vous surprendre.

Et peut-être ressentirez-vous alors une surprise inverse de celle que j’ai éprouvée en France.






 
 
 

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