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La dernière part

  • 2NR: Nihon No Record
  • 14 mai
  • 1 min de lecture
Illustration de la dernière part de gâteau, symbole des différences culturelles entre le Japon et la France concernant le partage et la politesse.


Dans la salle de pause, il y a parfois un gâteau ou quelques croissants.


Un reste d’anniversaire, ou un gâteau préparé avec les enfants pendant le week-end. Entre le café et les conversations, tout disparaît peu à peu.


Il arrive même que, lorsqu’on repasse plus tard dans la salle, il n’en reste déjà plus rien.



Au Japon, la scène est un peu différente. Au début, les parts disparaissent aussi rapidement. Mais la dernière part reste.


« Et si quelqu’un d’autre en voulait ? »


« Et si quelqu’un n’en avait pas encore mangé ? »



Ces petites inquiétudes font reculer la main qui s’apprêtait à prendre la dernière part.


Un jour, lorsque je travaillais dans une entreprise française, j’ai montré un dessin à mes collègues et je leur ai posé une question.


« Au Japon, à votre avis, que se passe-t-il ? »


Sur le dessin, deux personnes font un barbecue face à face. Sur la grille, il reste un dernier morceau de viande.


« Je le mange ! »

fut la première réponse.


Quand j’ai répondu : « Non, ce n’est pas ça », un silence s’est installé.



Tout le monde semblait réfléchir sérieusement. Puis l’un d’eux s’est exclamé avec enthousiasme :


« Je sais ! On coupe le morceau en deux et chacun en prend la moitié ! »



Presque. Mais ce n’est pas tout à fait ça.


Au Japon, on ne le mange souvent pas. Ou bien commence alors un échange :


« Vas-y, prends-le. »


« Non, je t’en prie, prends-le toi. »


La dernière part est-elle un concentré de retenue ? Ou simplement une délicieuse bouchée comme les autres ?






 
 
 

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